MODE DE TRANSMISSION ORAL
Le cantu in paghjella est
essentiellement transmis dans l’oralité, sans recours
à un quelconque système d’écriture. A
l’instar de tous les savoirs populaires, le cantu in paghjella
se transmet dans le face à face et la proximité.
Pour pouvoir acquérir la technique de jeu alors que l’apprenant
ne dispose d’aucun support,
il faut d’abord écouter et porter une attention extrême
à chaque détail que livre celui qui montre.
L’apprentissage du cantu in paghjella se fait « de bouche
à oreille », par imitation et imprégnation.
Jusque dans les années 70, l’imitation et l’imprégnation
se faisaient de manière intergénérationnelle
et
endogène.
L’éducation de l’oreille des jeunes garçons
se faisait à l’occasion des offices liturgiques hebdomadaires
jusqu’à leur mue.
Ce n’est qu’à partir de l’âge de
12-13 ans qu’ils étaient autorisés et encouragés
par les hommes de la famille (père, oncle, grand-père
ou frère aîné) ou du village à intégrer
le chœur de l’Eglise et à interpréter le
répertoire profane .
Depuis, même si l’imitation et l’imprégnation
se font à partir des disques interprétés par
des figures emblématiques du mouvement du riacquistu, le
mode de transmission est resté oral .
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